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27
juil.
2015

Récit d'une matinée mémorable dans le parc naturel de la Serra d'Irta

Nous sommes Ana et Miguel, un couple d'Aragonais passionné de voyages et de tourisme. Nous aimons découvrir en profondeur les lieux que nous visitons mais, pour être sincères, lors de nos dernières vacances nous avons séjourné à l'Hôtel Romana, à Alcossebre (Castellón) pour nous reposer, déstresser, profiter de ses installations, nous offrir quelques jours de repos, bien manger et reprendre des forces dans un cadre confortable et familial. Toutefois, après quelques jours, nous n'avons pas pu résister et nous avons demandé à la réception quelles étaient les activités nous permettant de découvrir un peu la région. Les informations obtenues ont été très complètes et, grâce à ces conseils, nous avons pris contact avec une petite entreprise de tourisme actif de la région: Itinerantur. Suite à une matinée mémorable, nous avons décidé de raconter notre expérience au personnel de l'hôtel qui nous a suggéré de l'écrire pour encourager d'autres clients à découvrir Alcossebre et ses environs comme nous. Nous avons essayé d'être expressifs tout en restant réalistes pour partager nos impressions. Voici le résultat... Nous espérons que vous apprécierez!

Sierra de Irta à Alcossebre

Nous n'aurions jamais imaginé que la Serra d'Irta, ce Parc naturel au nord d'Alcossebre dont un ami nous avait parlé, avait une telle importance pour la côte méditerranéenne et qu'il nous laisserait un souvenir aussi fort. Peut-être que la passion transmise à chaque instant par l'équipe d'Itinerantur y est pour quelque-chose. Grâce à eux, nous avons eu la chance de VIVRE une expérience différente de celle que nous imaginions dans cette province de Castellón.

Dans la voiture, sur la route menant à l'entrée du Parc naturel à Peñíscola, nous fixions l'horizon en essayant de deviner ce qui nous attendait. En plein cœur du parc, Belén, notre guide (selon ses propres mots, traductrice de paysages), nous a accueillis au point de rencontre avec de l’énergie à revendre.

Nous avons commencé par nous échauffer un peu les jambes avant d’emprunter un itinéraire facile de 15 km le long du littoral vierge, depuis Peñíscola au nord jusqu'à Alcossebre au sud. Rapidement, Belén nous a expliqué l’importance de cette enclave unique pour le littoral valencien, ajoutant que l’endroit était protégé. Ce serait apparemment le dernier tronçon de côte sauvage sur le littoral méditerranéen espagnol, de la France jusqu'à l'Andalousie... C'est incroyable!

Sentier à Alcossebre

Au cours de la randonnée, nous pouvions voir, entendre, sentir et jusqu'à goûter la mer. Nous avons même aperçu les Îles Columbretes (que nous pensons visiter la prochaine fois). Avant même de nous en rendre compte, nous nous sommes retrouvés face à une ombre imposante de onze mètres: la Tour Badum. Une tour de guet spectaculaire construite pour se protéger des attaques des pirates barbaresques, au sommet d'une falaise haute d'environ 50 mètres où vivent des espèces végétales uniques. Certaines, comme la lavande de mer, poussent uniquement à cet endroit.

Toujours avec la mer en bruit de fond, nous avons poursuivi notre marche jusqu'à une autre falaise plus petite en forme de crique, où les eaux paisibles et turquoises contrastaient avec le bleu foncé de la Méditerranée. On nous a expliqué comment se sont formés ces murs de calcaire et comment des sources d'eau douce d'un aquifère géant alimentant la Réserve marine du littoral jaillissent de la roche. Puis nous avons observé en silence les douces vagues qui venaient s'échouer sur le rivage rocheux. Nous avons même pu avaler une gorgée de l'eau mi-douce, mi-salée qui sort au bord de la plage. La journée allait nous réserver de belles surprises. La beauté et la tranquillité du lieu nous ont littéralement enveloppés. Il n'est pas étonnant que les pirates y ait jeté l'ancre pendant des siècles.

Crique à Alcossebre

Nous avons continué le long de sentiers, criques et plages vierges, comme celles du Pebret ou la crique Argilada, traversant des micro-réserves de flore très rare et menacée d'extinction. Nous sommes arrivés sur une plage de coquillages où nous nous sommes baignés. Et à notre grande surprise, Belén a sorti d'on ne sait où un en-cas composé de produits locaux: pain, charcuterie et fromages, fruits et légumes de saison, confitures et jus, sans oublier un délicieux vin frais, tous fabriqués dans la région de Castellón. Elle a déclaré que l'interprétation des paysages n'est pas la même sans déguster un peu de culture locale... Bien vu!

Nous avons repris notre itinéraire, accompagnés par le maquis méditerranéen tout au long de la partie sud. Comme nous le commentait Belén, ce petit bout de terre de la région abrite davantage d'espèces végétales que le territoire tout entier de nombreux pays européens. Peu de personnes le savent... car on ne leur dit pas. En arrivant à Alcossebre, nous nous sommes arrêtés sur la promenade de las Fuentes pour admirer les sources qui jaillissent entre les parasols à la grande surprise des touristes, et nous avons pensé: « maintenant nous savons d'où vient toute cette eau ». Et nous n'avons pas pu nous empêcher de sourire comme des enfants espiègles.

À notre arrivée à l'hôtel et avant de prendre congé de notre guide (que nous considérions déjà comme une amie), la faim a commencé à se faire sentir. Sincèrement, tout était réuni pour passer une matinée parfaite. Sauf, peut-être, le fait que nous n'avons pas pu rapporter avec nous un petit bout de la Serra d'Irta... Mais comme nous l'a rappelé Belén, le meilleur souvenir est celui que nous garderons dans notre album photo. Ou mieux encore: dans notre mémoire...

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